France royale Index du Forum

France royale
Simulation d'une France en régime monarchique

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Crise de l’autorité et totalitarisme selon Hannah ARENDT

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    France royale Index du Forum -> Provinces -> Anjou
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Légitimisme


Hors ligne

Inscrit le: 25 Aoû 2016
Messages: 72

MessagePosté le: Jeu 25 Aoû - 17:36 (2016)    Sujet du message: Crise de l’autorité et totalitarisme selon Hannah ARENDT Répondre en citant

Crise de l’autorité et totalitarisme selon Hannah ARENDT (1906-1975)
le totalitarisme conséquence de la disparition de l’autorité
lundi 15 septembre 2008 par Faoudel

Hannah Arendt figure parmi les grands noms de la philosophie politique du XXe siècle. Ses travaux ont porté sur la modernité et sur l’apparition de ces régimes politiques absolument inédits que constituent les totalitarismes. Rompant avec une analyse libérale qu’elle réfute, elle définit clairement la nature du régime autoritaire qu’elle oppose aux régimes tyrannique et totalitaire.

Table des matières

Introduction

Les citations sont tirées du livre : La crise de la culture. [1]
Une étude complète du concept d’autorité chez Hannah Arendt dépasse largement l’objectif de cet article, d’autant que nous ne la suivons pas sur l’ensemble de son analyse. [2]
Si du patriarche hébreu à l’inca, du roi africain au mikado en passant par le sultan, la figure autoritaire se retrouve dans toutes les civilisations traditionnelles, dans les pages suivantes la philosophe s’intéresse particulièrement à cette forme originale de l’autorité politique qui a eu cours dans l’Occident chrétien.
Incompatibilité de l’autorité avec la violence de la tyrannie et la persuasion égalitaire.
Citation:

Puisque l’autorité requiert toujours l’obéissance, on la prend souvent pour une forme de pouvoir ou de violence. Pourtant l’autorité exclut l’usage de moyens extérieurs de coercition ; là où la force est employée, l’autorité proprement dite a échoué.
L’autorité, d’autre part, est incompatible avec la persuasion qui présuppose l’égalité et opère par un processus d’argumentation. Là où on a recours à des arguments, l’autorité est laissée de côté. Face à l’ordre égalitaire de la persuasion, se tient l’ordre autoritaire, qui est toujours hiérarchique.
S’il faut vraiment définir l’autorité, alors ce doit être en l’opposant à la fois à la contrainte par force et à la persuasion par arguments. (La relation autoritaire entre celui qui commande et celui qui obéit ne repose pas sur une raison commune ni sur le pouvoir de celui qui commande ; ce qu’ils ont en commun, c’est la hiérarchie elle-même, dont chacun reconnaît la justesse et la légitimité, et où tous deux ont d’avance leur place fixée.) [3]


Gouverner par persuasion est devenu l’art de "nos " démocraties modernes. À n’importe quel échelon de la société, pas une décision n’est prise sans un consensus préalable. Si l’illusion de la liberté et du pouvoir des égaux délibérants ― jaloux de leurs droits ― est préservée, en réalité, les dés sont pipés : la consultation est purement formelle et la décision déjà arrêtée. Les esprits ont été conditionnés auparavant par de la propagande, des techniques de rhétorique et de communication. C’est l’ère du verbiage, de la manipulation de masse : ce n’est plus la soumission au réel qui compte, ni la recherche de la vérité ― car de toutes façons on n’y croit plus ― mais le “savoir convaincre”. Que l’on songe aux trésors de stratégies (et financiers) dépensés dans les campagnes électorales pour désigner un gouvernement qui ne réalisera jamais ce pour quoi il a été élu !
A contrario, la soumission volontaire à une hiérarchie procède de la reconnaissance d’une nécessité essentielle, d’un ordre qui dépasse le vouloir humain. C’est la soumission à la réalité de notre nature qui requiert la soumission à l’autorité pour grandir en vertu.
En effet, l’existence d’une hiérarchie entraîne l’application du principe de subsidiarité selon lequel l’autorité politique délègue des parcelles d’autorité à des corps intermédiaires qui reportent ce schéma dans leur propre organisation.
Par la participation à l’autorité, l’homme se responsabilise, il est porté naturellement à développer les vertus nécessaires à l’exercice de cette autorité. Il est moins enclin à revendiquer des droits qu’à remplir avec zèle ses devoirs au prix d’un effort constant sur soi. La société toute entière jouit alors des vertus de ses membres et le bien commun grandit.


Source et suite: http://www.viveleroy.fr/Crise-de-l-autorite-et


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Jeu 25 Aoû - 17:36 (2016)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    France royale Index du Forum -> Provinces -> Anjou Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com