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Mécanisme des sociétés de pensée, par Augustin COCHIN

 
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Légitimisme


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MessagePosté le: Jeu 25 Aoû - 17:19 (2016)    Sujet du message: Mécanisme des sociétés de pensée, par Augustin COCHIN Répondre en citant

Mécanisme des sociétés de pensée, par Augustin COCHIN
La liberté absolue de l’individu gage de l’esclavage de masse
jeudi 26 février 2015 par Faoudel

De la loge au syndicat, de la cellule du parti à l’Assemblée nationale, la machine démocratique promeut une liberté analogue à celle d’une locomotive sur des rails. Impossible de s’écarter de la voie de l’opinion élaborée de façon occulte par ce que Augustin Cochin nomme le « cercle intérieur ». Si le troupeau vote mal, on le « travaille » et il votera encore jusqu’à ce que la motion préparée par le cercle intérieur passe. Alors cette motion sera présentée comme un progrès, un fait acquis, et plus aucune remise en cause ne sera tolérée.

Table des matières

Introduction de Vive le Roy

Canevas d’une conférence 1907, Appendice I, in La Révolution et la libre-pensée, Ed. Plon, Paris 1924, pp.255 et suiv.
AVERTISSEMENT : Les titres ont été ajoutés par la rédaction de VLR pour faciliter la lecture en ligne.

Finalité de la société de pensée : élaborer l’opinion

Une Société de pensée ! peut-être n’a-t-on pas assez compris le sens et la portée de cette création du XVIIIe siècle. C’est une institution nouvelle, appelée à une singulière fortune, et qui devait avoir une action décisive sur le cours des idées et de l’opinion.
Il s’est trouvé de tous temps des sociétés, des corps, des sectes. De tous temps des idéologues, des théoriciens politiques. Mais ce n’est guère que depuis 1750 qu’il existe des Sociétés de philosophes, que la spéculation pure, le seul « amour de la vérité » réunit les hommes et crée un lien social, qu’on voit des philosophes « former corps », comme dit Voltaire.
Il ne s’agit ici ni d’une association professionnelle, formée pour une étude spéciale, ni d’une ligue d’intérêts formée pour agir sur le gouvernement.
L’objet de la Société n’est pas limité ni d’ordre pratique, elle ne vise que l’opinion. Il s’agit :
  • d’« éclairer les citoyens »,
  • de faire avancer le « progrès des lumières »,
  • d’éveiller l’esprit public,
  • d’« intéresser les gens au bien public », c’est-à-dire à la politique.

Ce sont des sociétés « ayant pour base la plus parfaite égalité », organisées suivant les lois de la pure démocratie : lois identiques, pour une modeste société isolée, ou pour un grand ordre social :
  • Gouvernement personnel du peuple.
  • Anarchie.
  • Tout par le peuple ; pas de représentants ; des délégués.
  • Liberté absolue des opinions.
  • Égalité des membres, toutes les décisions prises au scrutin :

rien de plus démocratique, ni de plus banal.
Les dessous d’une société de pensée

Mais ce corps a une âme. Quelques membres sont philosophes, on dirait intellectuels, patriotes, c’est-à-dire ennemis de l’esprit de corps et de l’esprit de secte ou de patrie, on dirait aujourd’hui humanitaires, et alors cette machine si inoffensive devient une arme terrible, car elle est maniable et unie.
Maniabilité de la société de pensée par le gouvernement occulte du Cercle intérieur
Cent membres ; mais votes incessants : quinze assidus, ceux-là maîtres de la société, font entrer qui ils veulent, nomment le bureau. Théoriquement ils ne sont rien de plus que les autres, pratiquement ils sont tout : se sont vus le matin, etc., font les motions, et toujours libres de recommencer en cas d’échec. Volonté générale libre, « comme la locomotive sur ses rails. »
C’est le cercle intérieur.
Principe de la pratique sociale : Toute délibération officielle doit être précédée d’officieuses, toute délibération est profane par rapport à un initié.
Cette institution de la machine est nécessaire : n’oublions pas que dans une société il n’y a ni autorité absolue (noblesse par exemple), ni autorité personnelle (représentant avec pouvoirs généraux), le peuple agit tout le temps, dès lors la société tomberait en décomposition, s’il n’y avait une pratique qui corrigeât cette théorie absolue.
Elle est inévitable : c’est un résultat de la fréquence même des réunions, le peuple s’assemble sans cesse, il est impossible que les gens occupés, sérieux, etc., soient toujours là.
Au contraire, cette fréquence même des réunions et des discussions crée une occupation à un nouveau type social : l’agent de la révolution, le tireur de ficelles des sociétés anglaises, le secrétaire de loge qui fait son état de l’art royal, de l’art des manifestations électorales. C’est lui qui correspond avec le centre, qui tient toutes les ficelles de la réunion et des votes, qui s’arrange pour avoir des gens à lui, etc., et il a bien soin de dégoûter et de décourager tout ce qui pourrait empêcher sa motion de réussir.
Perfection du genre : sections de Paris, presque personne et des misérables. Pour la loi du 5 septembre 1793, elles votent à coup sûr ; item pour les Jacobins, les adresses de 44 000.
Unité de la société de pensée
Unie. Telle est la condition de vie de la société, l’existence et le jeu de la machine. Mais n’est-ce pas la contradiction exacte de son principe ? Nullement.
Qu’exige en effet le fonctionnement de la machine ?
  • La désagrégation complète de la matière électorale,
  • l’isolement des individus.

Et qu’exige l’union ?
  • L’absence de toute idée commune qui pourrait lui faire concurrence.
  • Destruction de tout organisme politique, corps d’état, corps professionnel, patrie ;
  • destruction de toute foi, de toute idée commune, esprit de corps, patriotisme, et surtout de l’idéal religieux :

cela peut s’appeler aussi la liberté, car en même temps que des soutiens et des appuis, il y a là des liens, des barrières, des disciplines.


Source et suite: http://www.viveleroy.fr/Mecanisme-des-societes-de-pensee,81


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MessagePosté le: Jeu 25 Aoû - 17:19 (2016)    Sujet du message: Publicité

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