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Maurras: Positivisme, Empirisme organisateur et Nationalisme

 
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Légitimisme


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MessagePosté le: Jeu 25 Aoû - 17:11 (2016)    Sujet du message: Maurras: Positivisme, Empirisme organisateur et Nationalisme Répondre en citant

Charles MAURRAS entre Positivisme, Empirisme organisateur et Nationalisme
Comment instrumentaliser les catholiques
dimanche 1er janvier 2012 par Faoudel, Savéan

Dans le monde royaliste on présente volontiers Maurras comme le restaurateur des principes monarchiques sur des bases rationnelles. Dans le monde catholique on fait de ce penseur agnostique un champion du droit naturel qui a défendu l’Église, de l’extérieur contre les attaques républicaines, et de l’intérieur contre le catholicisme libéral. Or, sur les plans politique et religieux, le Maître de l’Action Française revendique sa filiation à plusieurs philosophies et doctrines dont le Positivisme, l’Empirisme organisateur et le Nationalisme. Nous analyserons ici les fondements du modèle monarchique maurrassien ainsi que sa pertinence en tant que solution alternative à la monarchie traditionnelle de droit divin.

Table des matières

Pour une meilleure compréhension, nous recommandons la lecture préalable de l’étude Pouvoir et Autorité chez les Classiques et les Modernes.
PROPOS PARADOXAUX
Défense du catholicisme
Dans de nombreux textes et controverses, Maurras manifeste un attachement certain à l’Église catholique comme en témoigne cet extrait de Romantisme et Révolution (1922) :
Citation:
De l’autorité des princes de notre race, nous avons passé sous la verge des marchands d’or, qui sont d’une autre chair que nous, c’est-à-dire d’une autre langue et d’une autre pensée. Cet Or est sans doute une représentation de la Force, mais dépourvu de la signature du fort. On peut assassiner le puissant qui abuse : L’Or échappe à la désignation et à la vengeance. […]
Sans doute, le catholicisme résiste, et seul : c’est pourquoi cette Église est partout inquiétée, poursuivie, serrée de fort près.
Chez nous, le Concordat l’enchaîne à l’État qui, lui-même, est enchaîné à l’Or, et nos libres-penseurs n’ont pas encore compris que le dernier obstacle à l’impérialisme de l’Or, le dernier fort de pensée libre est justement représenté par l’Église qu’ils accablent de vexations ! Elle est bien le dernier organe autonome de l’esprit pur.
Heureusement, la force conquérante n’est pas unique.
  • Le Sang et l’Or luttent entre eux.
  • L’Intelligence garde un pouvoir, celui de choisir, de nommer le plus digne et de faire un vainqueur. Le gardera-t-elle toujours ? Le gardera-t-elle longtemps ? [1]


On comprend que beaucoup de catholiques aient été séduits par un tel discours qui réserve une si belle place à l’Église, même s’il laisse un arrière goût désagréable tant l’antisémitisme y suinte (les « princes de notre race » s’opposent aux « marchands d’or, qui sont d’une autre chair, d’une autre langue, d’une autre pensée », « Le Sang et l’Or luttent entre eux  »).
On reste septique également sur la nature de cette Intelligence — affublée d’un « i » majuscule — qui lutte aussi contre l’« Or ».
Et qui est ce « plus digne » que l’Intelligence est supposée choisir pour vaincre ?
Profession de Foi positiviste
Par ailleurs ces propos favorables à l’Église surprennent plus encore, quand plus loin, le Maître de l’Action Française professe sa Foi, son credo envers le Positivisme d’un Auguste Comte présenté, sinon comme un messie, au moins comme le prophète :
Citation:
S’il est vrai qu’il y ait des maîtres, s’il est faux que le ciel et la terre, et le moyen de les interpréter, ne soient venus au monde que le jour de notre naissance, je ne connais aucun nom d’homme qu’il faille prononcer avec un sentiment de reconnaissance plus vive. Son image ne peut être évoquée sans émotion.
À demi-voix, dans le silence de la nuit, il me semble que je redis des syllabes sacrées :
  • Ordre et Progrès.
  • Famille, Patrie, Humanité.
  • L’Amour pour principe et l’Ordre pour base ; le Progrès pour but.
  • Tout est relatif, voilà le seul principe absolu.
  • Induire pour déduire, afin de construire.
  • Savoir pour prévoir, afin de pourvoir.
  • L’esprit doit toujours être le ministre du cœur, et jamais son esclave.
  • Le progrès est le développement de l’ordre.
  • La soumission est la base du perfectionnement.
  • Les phénomènes les plus nobles sont partout subordonnés aux plus grossiers.
  • Les vivants seront toujours et de plus en plus gouvernés nécessairement par les morts.
  • L’homme doit de plus en plus se subordonner à l’Humanité.

Le poids même de ces sentences, leur austérité, leur rudesse, y ajoute un charme d’une vigueur naïve. On ne le sent complètement qu’après le temps et le loisir de l’initiation.
[…]
Douceur, tendresse, fermeté, certitudes incomparables, c’est tout ce que renferme pour l’élève de Comte ce terrible mot, si peu compris, de Positivisme ! [2]

Validité permanente de ces propos assumés dans plusieurs éditions
Ces deux extraits, pourtant tirés du même ouvrage Romantisme et Révolution, présentent un paradoxe :
  • dans l’un on trouve une défense de l’Église catholique,
  • dans l’autre, un naturalisme quasi religieux (« les syllabes sacrées ») dans la promotion du Positivisme.

Comment alors expliquer des prises de position apparemment si opposées ? Que faut-il entendre par ces mots d’Ordre, de Progrès, d’Humanité ?
L’explication, Maurras nous la donne, toujours dans ce même livre, en publiant d’anciens textes qui ont présidés à la fondation de l’Action Française et qu’il juge indispensable de porter à la connaissance de la jeune génération.
Il y revendique aussi, à peine atténuée, l’actualité et la validité de sa réflexion d’alors comme en témoigne le passage suivant :
Citation:
Mes réflexions d’alors aboutirent à des conclusions générales qui n’ont pas perdu tout leur intérêt aujourd’hui, car elles ne furent pas étrangères à la fondation de notre Action Française sept mois plus tard. […]
Il me paraît bien vain d’y changer grand-chose, hormis quelques paroles aiguës que j’ai plaisir à effacer. S’il fallait tout réécrire, je n’aurais pas de peine à m’abstenir d’un certain courant d’épigrammes. [3]


Dans l’étude qui suit, il faudra toujours avoir à l’esprit que :
  • Maurras admet avoir débarrassé son ouvrage des « paroles aiguës » qui pouvaient choquer dans la première édition.
  • À aucun moment il ne précise quelles sont les épigrammes (les formules) dont il souhaiterait se passer.
  • Il affirme donc qu’il n’y a pas changement dans son argumentaire qu’il publie à l’identique.
  • Nulle-part, il reconnait s’être trompé ou récuse des déclarations antérieures.

C’est donc légitimement que nous considérerons les textes qui suivent, publiés et préfacés par Maurras en 1922, comme l’expression de la pensée maurrassienne à cette date.
D’ailleurs Maurras revient rarement sur ses affirmations, et chaque polémique est, au contraire, l’occasion d’une réaffirmation de ses positions originelles.


Source et suite: http://www.viveleroy.fr/Charles-MAURRAS-entre-Positivisme


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MessagePosté le: Jeu 25 Aoû - 17:11 (2016)    Sujet du message: Publicité

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